Fillon chez les casques bleus

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Fillon chez les casques bleus

Message par Esmeralda le Sam 22 Nov - 17:36

FRANÇOIS FILLON enfile son gilet de sauvetage et monte dans l’hélicoptère, un Bell-AB412 italien blanc, la couleur de l’ONU. Le Premier ministre vient de rencontrer pendant plus d’une heure le contingent français de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), dans leur QG d’At-Tiri, au Sud-Liban. L’accueil a été chaleureux.
En juin, lors de son voyage express à Beyrouth, Nicolas Sarkozy avait annulé au dernier moment le crochet qu’il devait faire auprès des casques bleus français. Cela avait beaucoup déçu au camp d’At-Tiri.

Hier, le Premier ministre a pris le temps, serrant de nombreuses mains. Après une démonstration de déminage, il discute avec l’équipage de l’un des 13 chars Leclerc qui équipent la force de réaction rapide. Avec quelque 1 900 hommes sur les 12 000 casques bleus de la Finul, le contingent français est le plus important déployé à l’étranger après celui de la Côte d’Ivoire. Et pas question de se désengager. Fillon l’a clairement dit jeudi, à Beyrouth, à son homologue, Fouad Siniora : « La participation française à la Finul ne saurait être remise en cause. Nous maintiendrons notre effort tant que celui-ci sera nécessaire et que le gouvernement libanais le souhaitera. »

Dialogue avec la Syrie

Le camp d’At-Tiri est situé à 800 mètres d’altitude, à une dizaine de kilomètres de la frontière israélienne. L’endroit est perché au milieu d’un paysage rocailleux qui reste truffé de mines depuis la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah. « Aujourd’hui la situation est relativement calme, mais nous restons vigilants et nous sommes prêts à faire face à toute éventualité », confie un officier.

Six mois après l’accord de Doha (Qatar) et l’élection à la présidence de Michel Sleimane, qui a mis un terme à dix-huit mois d’impasse, les institutions politiques libanaises fonctionnent à nouveau et des législatives auront lieu au printemps 2009, mais l’équilibre reste fragile. La milice du Hezbollah n’a toujours pas été désarmée et au Sud-Liban les violations de l’espace aérien par des avions israéliens sont quotidiennes. « La concorde n’est pas restaurée, la paix n’est pas entièrement ni définitivement acquise, admet François Fillon face aux casques bleus. Mais chaque jour des progrès s’accomplissent. »

Fillon défend aussi le dialogue avec la Syrie. « Rien n’est pire que de s’enfermer dans la violence et le refus du dialogue », insiste-t-il, tout en prévenant : « Si la Syrie ne respecte pas ses engagements nous en tirerons les conséquences. » Au camp d’At-Tiri, l’adjudant-chef Fournier, chef de l’atelier de réparation des blindés, le regrette, mais il devra partir à la retraite en février, atteint par la limite d’âge. « C’est dommage, dit son supérieur à Fillon, car c’est vraiment le meilleur. » « Il faudrait pouvoir vous garder un peu », sourit Fillon. « Il n’y a qu’à déposer un amendement… », glisse le député UMP Etienne Pinte.


Source : Le Parisien, 22/11/2008 - Didier Micoine
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