Un SDF mort de froid

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Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Dim 23 Nov - 13:20

Un SDF retrouvé mort dans le Bois de Vincennes

Une enquête a été confiée au commissariat du XIIe afin de déterminer les circonstances du décès de cet homme de 50 ans.

Un homme sans domicile fixe a été retrouvé mort en début d'après-midi dans le Bois de Vincennes à Paris (XIIe).

L'homme, âgé de 50 ans, vivait depuis plusieurs mois sous un abri qu'il s'était confectionné, a-t-on ajouté de même source.

Une enquête a été confiée au commissariat du XIIe afin de déterminer les circonstances du décès de ce SDF qui était suivi par les services sociaux, a précisé la préfecture de police.

Le froid, qui est tombé dans la région parisienne en début de journée, pourrait être à l'origine de ce décès.

Dans un communiqué, le président du collectif Les morts de la rue Christophe Louis a relevé que ce décès est le second d'un SDF en moins d'un mois au Bois de Vincennes où vivent, selon lui, "plus de 200 personnes" et qui "va devenir le mouroir des SDF".


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Un SDF retrouvé mort dans le Bois de Vincennes

Message par Marc MORTREUX le Dim 23 Nov - 13:29

Un SDF retrouvé mort dans le Bois de Vincennes


Un homme sans domicile fixe a été retrouvé mort samedi en début d'après-midi dans le Bois de Vincennes à Paris (XIIe), a-t-on appris à la préfecture de police confirmant une information du Parisien.fr.
L'homme, âgé de 50 ans, vivait depuis plusieurs mois sous un abri qu'il s'était confectionné, a-t-on ajouté de même source.
Une enquête a été confiée au commissariat du XIIe afin de déterminer les circonstances du décès de ce SDF qui était suivi par les services sociaux, a précisé la préfecture de police.
Le froid, qui est tombé dans la région parisienne en début de journée, pourrait être à l'origine de ce décès.
Dans le "cadre de la veille hivernale en prévision de la vague de froid annoncée pour ce week-end", a par ailleurs annoncé dans la soirée la préfecture de police, une mobilisation des différents partenaires (Etat et Ville), le nombre des maraudes, notamment celles de la brigade d'assistance aux personnes sans abri (Bpasa) de la préfecture de police, va être augmenté. Par ailleurs, deux structures d'hébergement des SDF - soit 120 places supplémentaires au total - vont être ouvertes tandis que le Samu Social développera l'accueil de jour, a-t-on ajouté de même source.
Dans un communiqué, le président du collectif Les morts de la rue Christophe Louis a relevé que ce décès était le second d'un SDF en moins d'un mois au Bois de Vincennes où vivent, selon lui, "plus de 200 personnes" et qui "va devenir le mouroir des SDF".
Un hommage lui sera rendu mercredi à 18h00, place des Innocents à Paris (Ier). A cette occasion, précise M. Louis, "un appel à nos gouvernants sera lancé pour une plus grande justice sociale".

AFP study http://www.leparisien.fr/liveafp-france/un-sdf-retrouve-mort-dans-le-bois-de-vincennes-22-11-2008-318852.php
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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Dim 23 Nov - 14:54

Le SDF du bois de Vincennes n'est pas mort de froid

La mort de l'homme sans domicile fixe retrouvé samedi dans le Bois de Vincennes à Paris (XIIe) «n'est pas liée à la vague de froid». Selon la préfecture, «le corps de cet homme était en état de décomposition avancé quand il a été retrouvé. Il était donc mort quelques jours avant». Francis, 50 ans, vivait depuis plusieurs mois dans les sous-bois où il s’était construit un abri de fortune.

« Il était là depuis un an. Francis avait l’espoir de partir s’installer dans une petite maison à la campagne », confiait Graziella Robert, responsable de la mission SDF de l’association Médecins du monde. L'homme était également suivi par les hommes et femmes de la Bapsa, la brigade d’assistance aux personnes sans abri de la préfecture de police.

Une autopsie aura lieu lundi pour déterminer les circonstances de sa mort. L'enquête a été confiée au commissariat du XIIe.

(le parisien.fr)
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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Lun 24 Nov - 10:26

Après la mort d'un SDF, Boutin veut "mettre à l'abri les personnes vivant dans le bois de Vincennes"
La ministre du Logement et de la Ville a annoncé qu'elle aurait "avec la ville de Paris une réunion sur des solutions d'hébergement afin de mettre à l'abri les personnes vivant depuis plusieurs années dans le bois de Vincennes".

La ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin "va avoir avec la ville de Paris une réunion de travail sur des solutions d'hébergement innovantes afin de mettre à l'abri des personnes vivant depuis plusieurs années dans le bois de Vincennes", a annoncé ce soir le ministère.

Le communiqué ne précise pas la date de cette réunion de travail qui aura lieu "dans le cadre des actions menées pour les personnes sans-abri avec l'ensemble des partenaires". Il a été publié au lendemain de la découverte, samedi, du corps d'un SDF dans le Bois de Vincennes où il vivait.

"L'objectif, ajoute le communiqué, est de leur (sans-abri) assurer un hébergement et de permettre aux travailleurs sociaux de poursuivre le travail de soutien à ces personnes et de leur proposer une orientation durable".

"Afin d'intensifier le travail déjà engagé dans le Bois de Vincennes, une maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS) va être engagée dans les jours à venir, à la suite d'un appel d'offres conjoint de la Ville de Paris et du ministère du Logement et de la Ville lancé au mois de septembre.

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mar 25 Nov - 17:07

.
Vincennes : le SDF mort à cause du gaz .Une intoxication au gaz due à un appareil de chauffage serait à l'origine de la mort du sans domicile fixe (SDF) retrouvé samedi en début d'après-midi dans le bois de Vincennes à Paris, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. Le cadavre du chien loup retrouvé à ses côtés accrédite cette thèse qui doit être confirmée officiellement par l'autopsie pratiquée ce matin.

L'homme âgé de 56 ans et dont le corps était en voie de décomposition, s'était construit depuis quelques mois un abri de fortune dans le bois où survivent d'autres SDF. "Il n'y a aucun signe de mort violente", avait-on indiqué de source policière. L'hypothèse d'une mort due au froid avait été écartée, le décès étant intervenu avant la chute des températures constatée en fin de semaine.

Vivant dans la rue depuis une vingtaine d'années, la victime était suivie par les services sociaux et la Brigade d'assistance aux personnes sans abri (BAPSA). Le commissariat du 12ème arrondissement a été chargé de l'enquête.

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mer 26 Nov - 9:31

Un troisième SDF retrouvé mort dans le bois de Vincennes
Son corps a été découvert ce mardi par des membres de l'association Emmaüs près de l’esplanade du château de Vincennes.

Un sans-abri, le troisième en moins d'un mois, a été découvert mort ce mardi après-midi dans le bois de Vincennes (XIIe) à Paris. L’association Emmaüs, qui faisait une maraude dans le secteur, l’a annoncé à l’AFP.

Le corps de l’homme, qui semblait «mort depuis un bon moment», a été retrouvé «pas très loin de l’esplanade du château de Vincennes», a précisé Didier Cusserne, délégué général d’Emmaüs. L’association était en train de faire sa première tournée d’exploration dans le bois pour venir en aide aux SDF. La ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, a immédiatement décidé de se rendre sur place. La préfecture de police n'a pas précisé les causes de son décès.

Avant lui, un SDF âgé de 47 ans avait été découvert mort dans ce bois le 27 octobre. Et samedi dernier, un homme de 50 ans était mort des suites d'une inoxication au monoyde de carbone. Après la mort de ce second SDF, le président du collectif Les morts de la rue, Christophe Louis, a relevé dans Libération d’hier lundi que «plus de 200 personnes» vivent en permanence sous des abris précaires dans le bois de Vincennes, qui «va devenir le mouroir des SDF».

La Ville de Paris a annoncé ce mardi, à l’issue d’une réunion avec les services du ministre du logement et de la ville Christine Boutin, qu’elle allait mettre en place «une mission Bois de Vincennes», avec l’Etat, pour convaincre les SDF installés dans le bois d’accepter un hébergement.

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Guy Verdier le Mer 26 Nov - 10:57

Où sont les plans gouvernementaux dans ce domaine en dehors des associations qui oeuvrent dans ce domaine ?

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mer 26 Nov - 11:26

Le conseil des sinistres " (coluche) va se pencher sur la question ce matin et recenser avec la ville de PARIS ce qu'il y a lieu de faire pour les SDF qui pullulent au bois de Vincennes.


Dernière édition par JR Coignet le Mer 26 Nov - 13:39, édité 1 fois
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Re: Un SDF mort de froid

Message par Guy Verdier le Mer 26 Nov - 11:34

JR Coignet a écrit:Le conseil des sinistres " (coluche) va se penser sur la question ce matin et recenser avec la ville de PARIS ce qu'il y a lieu de faire pour les SDF qui pullulent aux bois de Vincennes.

"Ils" nous font la même chose à chaque hiver !
Ne dit-on pas "gérer c'est prévoir et prévoir c'est gérer ...." Ah j'oubliais, le bouclier fiscal a été prioritaire c'est vrai ???? affraid

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mer 26 Nov - 13:41

Des milliards d'un côté, des clopinettes de l'autre : liberté, égalité, FRATERNITE c'est la devise des français!
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Re: Un SDF mort de froid

Message par Guy Verdier le Mer 26 Nov - 14:09

JR Coignet a écrit:Des milliards d'un côté, des clopinettes de l'autre : liberté, égalité, FRATERNITE c'est la devise des français!

Oui ou encore mieux "Liberté, égalé, EQUITE" study

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mer 26 Nov - 15:20

Sans-abris: 265 morts dans la rue en France en un an (Emmaüs)
Deux cent soixante-cinq personnes sans-abris sont mortes "dans la rue cette année en France", a affirmé mercredi devant la presse Didier Cusserne, délégué général de l'association Emmaüs.

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mer 26 Nov - 18:02


Hébergement obligatoire pour les SDF ?
Alors que quatre SDF sont morts ces dernières semaines dans la région parisienne, le gouvernement réfléchit à rendre obligatoire l'hébergement en cas de grand froid.
Le gouvernement a décidé ce mercredi de lancer une réflexion sur l’opportunité de rendre obligatoire l’hébergement des sans domicile fixe pendant les périodes de grand froid, Nicolas Sarkozy ayant jugé de son «devoir» et de sa «responsabilité» de ne pas les «laisser mourir».

Alors que quatre SDF viennent de mourir ces dernières semaines dans la région parisienne, la ministre du Logement Christine Boutin a fait le point devant le Conseil des ministres sur l’hébergement des sans-abri.

«Il y a eu un débat (en Conseil des ministres) sur le problème particulier du froid, je vais donc lancer une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l’hébergement des personnes sans abri quand la température devient trop froide en France», a déclaré Mme Boutin à la presse.

En rendant compte des travaux du Conseil, le porte-parole du gouvernement a rapporté que le chef de l’Etat avait lui-même «insisté» sur le sujet.

«Ne pas laisser mourir les gens»

«Je pense et, le président de la République l’a évoqué ce matin, que les pouvoirs publics ont une responsabilité et un devoir, c’est de ne pas laisser mourir les gens et donc de faire en sorte qu’ils puissent aller dans ces centres d’hébergement, recevoir un repas, être logés», a déclaré Luc Chatel.

«Ensuite, ils peuvent prendre la liberté de quitter ce centre d’hébergement, mais le président a tenu à dire que c’était le devoir, la responsabilité du gouvernement, des pouvoirs publics de ne pas laisser mourir les gens de froid», a-t-il insisté.

Lors de sa communication devant les ministres, Christine Boutin a indiqué que les objectifs du plan de cohésion sociale 2005-2009 sur l’hébergement avaient été «pratiquement atteints», avec un total de 99.600 places ouvertes pour un objectif affiché de 100.000.

«Sur le travail qui a été fait depuis avril 2007 en ce qui concerne l’hébergement des personnes sans abri, on n’a pas à rougir puisque nous sommes le premier pays européen en ce qui concerne les efforts budgétaires (…) en termes arithmétiques, ça va à peu près», s’est réjouie la ministre.

Développer les «maisons relais»

Elle a toutefois reconnue qu’il fallait désormais «adapter tous ces accueils». «On n’accueille pas une personne SDF avec un chien comme une femme qui a été battue avec ses deux enfants à 3 heures du matin sur le trottoir ou un malade psychique», a relevé Mme Boutin.

La ministre a rappelé le développement de nouvelles formes de logement, notamment les «maisons relais» pour ceux qui ont des difficultés à intégrer à court terme un logement ordinaire, et l’entrée en vigueur d’un droit au logement opposable.

Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis l’instauration de ce droit. Lors d’une réunion publique à Charleville-Mézières (Ardennes), il avait indiqué fin 2006 qu’il voulait que «d’ici deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Guy Verdier le Mer 26 Nov - 21:39

Citation de la conclusion du post précédent de JR :

"""Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis l’instauration de ce droit. Lors d’une réunion publique à Charleville-Mézières (Ardennes), il avait indiqué fin 2006 qu’il voulait que «d’ici deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir"""

Où en sommes nous à ce jour ????? scratch

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Jeu 27 Nov - 10:25

Les associations d'aide aux sans-abri dénoncent une solution inadaptée et une "méconnaissance" des SDF. Le gouvernement envisage d'obliger ceux-ci à être hébergé en cas de grand froid.

Alors que trois SDF ont trouvé la mort ces derniers jours dans le bois de Vincennes, à la périphérie de Paris, la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, envisage de contraindre les sans-abri à accepter un hébergement dans les périodes de grand froid

La ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin s'est demandé mercredi 26 novembre "si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France", au grand dam des associations d'aide aux SDF qui accusent le gouvernement de ne pas prendre la mesure du problème.
D'après Emmaüs, 265 personnes sans-abri sont mortes "dans la rue cette année en France".
Pour Médecins du Monde (MDM), contraindre les sans-abris "ne peut que provoquer la dispersion de ces personnes dans des lieux encore plus éloignés et cachés où on arrivera encore moins à entrer en contact avec eux". L'association réclame des solutions d'hébergement "qui redonnent confiance, qui permettent de se projeter dans le futur".

"Responsabilité du gouvernement"

Alors que Nicolas Sarkozy a "insisté" en conseil des ministres sur le devoir du gouvernement "de ne pas laisser mourir les gens", Christine Boutin a annoncé devant la presse qu'elle allait "lancer une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France". La veille, un sans-abri avait été retrouvé mort dans le bois de Vincennes à Paris, le troisième en quelques semaines.
Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis, en décembre 2006 à Charleville-Mézières, que "plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir" d'ici à la fin de 2008. Mercredi, le chef de l'Etat "a tenu à dire que c'était le devoir, la responsabilité du gouvernement, des pouvoirs publics, de ne pas laisser mourir les gens de froid", a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Pour Luc Chatel, il faut "faire en sorte qu'ils puissent aller dans ces centres d'hébergement, recevoir un repas, être logés". "Ensuite, ils peuvent prendre la liberté de quitter ce centre d'hébergement." "C'est à Christine Boutin de voir comment les associations peuvent travailler avec nous sur ce sujet", a-t-il ajouté, reconnaissant que c'est "un sujet horriblement difficile".

"On va les enfermer ?"

Déjà, en janvier 2003, la préfecture de Paris et celle des Bouches du Rhône avaient ordonné de mettre les SDF à l'abri, si nécessaire par la force, "en cas de situation d'urgence extrême et de risques avérés pour la vie des intéressés".
"Comment (la ministre) compte les retenir? On va les enfermer?", a réagi Graciela Robert, chargée de la mission d'aide aux sans-abri à l'association Médecins du Monde, interrogée mercredi par l'Associated Press. Les propos de la ministre "témoignent d'une polémique d'échec parce que les pouvoirs publics n'ont aujourd'hui pas autre chose à proposer", a précisé Graciela Robert, déplorant l'absence "d'hôtels relais, pensions, et hôtels sociaux en plus grand nombre".
Pour l'association, "il faut arrêter ce cercle vicieux qui consiste à proposer des solutions uniquement au moment du froid. On continue à proposer des solutions de très court terme, et uniquement l'hiver dans un contexte émotionnel, pour des personnes ayant des besoins vitaux tout au long de l'année".
Graciela Robert prévient que MDM va "continuer sa distribution de tentes aux SDF", entamée depuis décembre 2005 à Paris pour interpeller les pouvoirs publics et donner une visibilité aux sans-abri. Mais "la tente n'est pas une solution. C'est juste un petit abri, faute de mieux", a-t-elle souligné.

"Une méconnaissance profonde des SDF"

Pour le délégué général de la Fondation abbé Pierre, Patrick Doutreligne, joint mercredi par l'AP, la proposition de Christine Boutin dénote "une méconnaissance profonde des SDF car si on les ramasse de force, ils vont se cacher encore plus et on n'aura même plus de contact avec eux".
"Pourquoi ils vont dans les bois? Parce qu'on leur propose seulement des structures anxiogènes où on leur piquent leurs pompes, même si bien sûr qu'un dortoir c'est toujours mieux que la rue", a-t-il déploré, ajoutant que "les pouvoirs publics n'ont pas pris la mesure du problème".
Selon Patrick Doutreligne, l'urgence serait plutôt un programme d'extension des logements car "il faut d'abord construire des locaux propres avant de proposer cette mesure, qui n'existe que dans un seul pays en Europe, l'Allemagne, sauf que là-bas les villes ont ensuite l'obligation des les héberger".
"La ministre fonctionne à l'envers, elle ignore totalement les problèmes d'addiction et de rejet de la société. En réalité, elle agit ainsi pour protéger l'Etat d'un recours devant les médias et les tribunaux", a-t-il conclu.


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Re: Un SDF mort de froid

Message par Guy Verdier le Jeu 27 Nov - 11:11

Dans le dernier post de JR j'ai noté une conclusion de Pierre, Patrick Doutreligne de la fondation de l'Abbé Pierre une vérité forte !

""La ministre fonctionne à l'envers, elle ignore totalement les problèmes d'addiction et de rejet de la société. En réalité, elle agit ainsi pour protéger l'Etat d'un recours devant les médias et les tribunaux", a-t-il conclu. scratch

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Jeu 27 Nov - 14:53

Un cinquième SDF retrouvé mort en région parisienne
Un sans domicile fixe âgé de 51 ans a été retrouvé mort hier soir dans la camionnette où il vivait à Gennevilliers. Les causes du décès ne sont pas encore connues.

Moins de deux jours après la découverte d’un sans domicile fixe mort dans le Bois de Vincennes, le corps d'un SDF âgé de 51 ans a été retrouvé hier dans la camionnette où il vivait à Gennevilliers. Il s’agit du cinquième décès d’un sans domicile fixe depuis un mois en région parisienne. La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Hauts-de-Seine, qui a révélé l'information ce jeudi, a précisé que les causes du décès n'étaient pas encore déterminées. Une autopsie doit être pratiquée sur le corps de la victime.

Le corps sans vie du SDF a été découvert vers 22h50. Une personne ayant l’habitude de lui venir en aide a donné l’alerte après avoir constaté que les portières de la camionnette était verrouillées. La Sûreté départementale des Hauts-de-Seine a été saisie d’une enquête sur ce décès avec le commissariat de Gennevilliers.

«Le froid ne serait pas forcément la cause du décès», indique la DDSP, qui précisé que «deux bouteilles de gaz servant à chauffer la camionnette, un matelas, une couverture et des vêtements ont été découverts» dans le véhicule aménagé.


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Où en sommes-nous Mr le Président de la république avec cette promesse ?

Message par Guy Verdier le Jeu 27 Nov - 15:04

Les promesses du candidat Sarkozy résistent mal à l'épreuve du froid

Ramuntxo Garbisu - publiée il y a 19 heures |


Fin 2006, Nicolas Sarkozy voulait que "d'ici deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid". La condamnation de l'association "Droit au Logement" et les hésitations du gouvernement actuel ne permettent pas de constater la réalité de cette promesse électorale.


Le candidat Nicolas Sarkozy ne souhaitait laisser personne "sur le bord de la route". Photo : EFE

Chaque hiver renvoie aux mêmes images, aux mêmes drames, et quelques effets de manche ne permettent pas de recouvrir d'un pieux manteau les affirmations du candidat UMP qui, il y a deux ans, déclarait vouloir rentrer en guerre contre cette "société qui laisse les plus démunis sur le bord de la route".

Alors que quatre SDF viennent de mourir ces dernières semaines dans la région parisienne, et que les associations de secours auprès des sans-logis ou des mal-logés se sont vus fragilisés par une condamnation cette semaine pour
"encombrement de la voie publique", le Conseil des Ministres n'a guère eu de solutions, ou de bilans, à apporter à un sujet social qualifié de "particulier".

"Je pense et, le président de la République l'a évoqué ce matin, que les pouvoirs publics ont une responsabilité et un devoir, c'est de ne pas laisser mourir les gens et donc de faire en sorte qu'ils puissent aller dans ces centres d'hébergement, recevoir un repas, être logés", a déclaré Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement.

La Ministre de la Ville, Christine Boutin, n'a pas eu froid dans le dos en déclarant que "en ce qui concerne l'hébergement des personnes sans abri, on n'a pas à rougir puisque nous sommes le premier pays européen en ce qui concerne les efforts budgétaires (...) en termes arithmétiques, ça va à peu près", s'est-elle réjouie.
Alors, pourquoi meurt-on encore aujourd'hui dans la rue, en France, en 2008 ?

Est-ce à dire que le plan d'hébergement d'urgence a été mal calibré ? C'est ce que répète à s'époumonner les nombreuses associations comme Emmaüs, les Don Quichotte ou le DAL, qui ne voient pas au quotidien ce problème résolu. Loin de là.

Ce matin, en Conseil des Ministres, Mme Boutin a préconisé un "hébergement obligatoire" qui s'adresserait donc à ces SDF récalcitrants dont il faut s'occuper malgré leur volonté. Après les chômeurs de mauvaise volonté, ces nombreuses personnes devront être pris en charge dans un cas précis : lorsque la température extérieure sera plus basse que "-6°C", a-t-il été déterminé.

Avant que l'on entende parler de l'opposition entre la "réalité" du froid et la "perception" du froid - vieux débat qui nourrit habituellement le débat -, il faut surtout se demander ce que quantifie exactement cette température "d'urgence obligatoire".

Statistiquement, cette valeur de "-6°C" est atteinte en moyenne... deux nuits par an seulement, sur une étude portant sur les 30 dernières années, le réchauffement climatique ayant même tendance à rendre encore moins fréquente cette température.

Le Chef d'Etat français trouvera-t-il le coeur de maugréer sur des efforts pour d'une part lutter avec le Grenelle sur l'effet de serre et d'autre part constater dans ce cas l'augmentation des personnes en difficulté dans la République ? Certes non.

Mais dans un pays qui compte 6 millions de personnes vivant
officiellement sous le seuil de pauvreté, il est certain que certaines actions devraient prévaloir sur certains discours flétris et abusifs.

Source eitb.com

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SDF : un logement...sinon rien...

Message par Guy Verdier le Jeu 27 Nov - 15:42




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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Jeu 27 Nov - 17:33

Sans-abri: Fillon ne veut pas d'hébergement forcé .Contrairement à la proposition de la ministre du Logement, le Premier ministre assure qu'il n'est «pas question d’obliger» les SDF à rejoindre des hébergements d’urgence en cas de grand froid , François Fillon retoque Christine Boutin. Le Premier ministre a indiqué à Arcachon ce jeudi qu’il n’était «pas question d’obliger» les SDF à rejoindre des hébergements d’urgence en cas de grand froid.

«On est attaché à la liberté de chacun, il n’est pas question de revenir sur ces principes, mais à certains moments, notamment dans les grands froids, il y a un devoir d’assistance à personne en danger» explique le chef du gouvernement.

«On ne peut pas laisser quelqu’un, dont on sait qu’il risque de mourir, sans tenter le maximum pour essayer de le mettre à l’abri», poursuit le Premier ministre, estimant qu’il faut «par tous les moyens, convaincre ceux qui sont en danger de mort de rejoindre les centres d’hébergement, ce que, jusqu’à aujourd’hui, ils refusent».

«Rien n'est déterminé»


Hier, Christine Boutin a provoqué un tollé dans les milieux associatifs en lançant «une réflexion» sur l’opportunité de rendre obligatoire la mise à l’abri des SDF en cas de grand froid. Ce matin, soucieuse d’apaiser les tensions, la ministre du Logement modérait ses propos : «Ce n'est pas parce qu'on lance une réflexion que les choses se feront (...). Il faut garder son calme», a t-elle expliqué ce matin sur Canal+.

Et d'ajouter: «je pose la question à l'ensemble des Français: est-ce que véritablement aujourd'hui, nous devons laisser la liberté absolue aux gens de mettre leur vie en danger ou au contraire nous donner les moyens de mettre les gens à l'abri ? (...) On ne peut pas d'un côté nous reprocher de ne pas faire ce qu'il faut et d'un autre côté nous reprocher de vouloir mettre à l'abri toutes les personnes qui sont dehors. Il y a un moment où il faut trouver un équilibre.»


Vives critiques des associations et de l'opposition

Depuis hier, chacune à leur tour, les associations de lutte contre les exclusions dénoncent ce projet d'hébergement obligatoire. Une telle mesure va pousser «les sans-abri qui répugnent à vivre dans des foyers d'urgence à se cacher toujours plus loin dans des conditions sanitaires toujours plus risquées», avertit l’association Droit au logement dans un communiqué publié ce matin, demandant au gouvernement de renoncer à ce projet.

Les réactions ne se font pas attendre non plus dans l'opposition. «Je pense qu’il y a vraiment de quoi se mettre en colère, tous les ans c’est la même chose, les responsables politiques, y compris Nicolas Sarkozy, multiplient les déclarations promettant qu’il n’y aura plus de décès de SDF» s’est indigné aujourd’hui François Bayrou, en visite pour deux jours à Belfort dans le cadre de son tour de France des régions.

Un peu plus tôt dans la journée, le député PS de l’Indre Michel Sapin dénonçait sur LCI le manque de «psychologie» de
Christine Boutin. «C'est vraiment une méconnaissance de la situation des gens, de la psychologie, de l'itinéraire de chacun de ceux de celles qui sont confrontés à ça. Chez les SDF, il y a une part de volonté et donc il faut être dans le dialogue, il faut être dans la persuasion, l'incitation, dans la compréhension, certainement pas dans l'obligation.
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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Ven 28 Nov - 16:16

SDF/6e décès: "un scandale" (Sarkozy)

Après la mort d'un sixième sans-abri retrouvé ce matin à Paris, le sixième en un mois en région parisienne, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a qualifié la situation de "scandale".

M. Sarkozy a préconisé de "mettre les personnes (sans domicile fixe) en situation de décider" en leur proposant une assistance et un hébergement d'urgence qu'ils seront libres de refuser.

"Il faut agir de façon à ce que plus personne ne meure de froid en 2008, dans l'un des pays les plus riches au monde. C'est un scandale", a déclaré le chef de l'Etat, lors d'un discours sur la politique du logement.


(Le Figaro)
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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Sam 29 Nov - 17:52

Peut-on détruire la misère ?
Cent cinquante-trois ans après le discours de Victor Hugo contre l'extrême pauvreté, la société française se révèle toujours incapable d'éradiquer cette maladie sociale. Un homme a approché le peuple de l'abîme et a effectué, en compagnie de ces clochards célestes, un voyage au bout de la nuit.

Un fait divers. Un cadavre en hiver. Juste entre Noël et le jour de l'an, on a découvert sur la plage de Nice un homme mort entre deux sacs de couchage. En trois semaines, c'est le septième sans-abri qui succombe ainsi dans la rue ou dans un refuge d'infortune sous des cartons, dans une rue de Paris (une femme de 75 ans), sur les marches d'une cathédrale à Marseille, dans un square à Boulogne-Billancourt, dans un garage de Thionville ou encore dans une rue de Joinville-le-Pont. Morts de solitude, d'épuisement, de maladies et de dénuement, contrairement à ce qu'on peut lire ici et là, ce n'est pas l'hiver qui les a tués. Le froid n'a fait que les achever: le reste de l'année, ils l'ont passé à s'amenuiser, laissant leur corps malade s'affaiblir et leur esprit se noyer dans la bibine assassine, se faisant oublier en échappant au maillage caritatif et social. Ainsi chaque année, au moment même où le monde d'en haut s'apprête aux agapes, le monde d'en bas, versant funeste du rituel festif, se rappelle à son souvenir.

Dès que le thermomètre est descendu au-dessous de zéro, le 13 décembre, branle-bas de combat: services de l'Etat, collectivités locales, intervenants sociaux et associations humanitaires se sont mobilisés. Les pouvoirs publics ont déclenché le «plan grand froid», augmenté les cré dits destinés à leur accueil (63 millions de francs en 2001) et ouvert 50 000 places d'hébergement d'urgence dans le pays. Il ne reste plus qu'à y faire venir les SDF: les brigades de «recueil social» sillonnent les villes à leur recherche et voilà que ces ingrats rechignent à se laisser ramasser. Quitte à y laisser leur peau. Pourquoi ?

Oui, pourquoi préfèrent-ils se geler les os plutôt que d'accepter un asile, ne serait-ce qu'une nuit ou deux, le temps d'échapper au froid ? D'abord, la question a taraudé jusqu'à l'obsession tous ceux qui ont tenté de les aider. Puis cette conduite suicidaire est venue insidieusement servir d'argument à l'impuissance sociale: comment pouvons-nous les sauver s'ils refusent de s'abriter dans les structures d'accueil ? La lecture souvent insoutenable du livre de Patrick Declerck, les Naufragés devrait aider à saisir cette part maudite de notre monde marchand. D'abord comme ethnographe, puis comme psychanalyste pour Médecins du monde, Patrick Declerck a travaillé pendant quinze ans (1982-1997), notamment à Nanterre, auprès des plus gravement atteints des SDF, ceux qu'il nomme «clochards» pour s'épargner les débats byzantins d'experts pressés de nommer l'innommable. Il lui est même arrivé de se travestir en clodo pour partager leur misère. Au début - en 1982 -, il s'inquiète de ne pouvoir pénétrer le milieu. «A tort, écrit-il. Un vieux pull, quelques mots échangés sur un banc de métro et c'était chose faite. [...] Et pourquoi pas ? Ce monde est celui du néant et le néant n'a pas de porte.» Plongée dans les abîmes de l'extrême dénuement, dans un monde où des humains n'ont plus (au sens strict) que la peau sur les os, les Naufragés n'est pas le énième ouvrage sur les exclus. Truffé d'observations ethnologiques et psychopathologiques, de fragments de vies, de témoignages, d'informations sur les structures d'accueil, de textes de loi, de chiffres, de souvenirs d'enfance et de dessins de l'auteur, de photos et d'illustrations (Bruegel, Bosch, Victor Hugo, Munch, etc.), l'ouvrage tient à la fois du carnet de voyage, de l'essai philosophique et de l'oeuvre littéraire sans jamais perdre de vue son objet: la clochardisation pathologique. Le tout tient par la seule force de l'écriture. Mendiants, vagabonds, nouveaux pauvres, exclus, marginaux, SDF, sans-abri, qui et combien sont-ils ? Population aux contours flous qui, par définition, se dérobe aux statistiques, il est impossible d'avancer des chiffres précis. Cependant, on estime leur nombre entre 10 000 et 15 000 «à vivre dans la rue de façon habituelle et installée» à Paris. Autour de ce noyau dur gravitent environ de 20 000 à 30 000 «compagnons de route» de la clochardisation définitive: jeunes à la dérive, toxicomanes, prostitués occasionnels des deux sexes, sortant de prison ou d'hôpital psychiatrique. Et en France ? «Il est raisonnable, estime Patrick Declerck, de multiplier ce chiffre par deux ou trois.» Ils seraient donc entre 60 000 à 135 000 à subir les dangers de la rue.

Sous nos yeux, l'auteur désosse une réalité insupportable devant laquelle, chacun son tour, tous nous fermons les yeux et nous bouchons les narines. Car la misère, contrairement à l'argent, a une odeur de crasse, de mauvais alcool, de pisse et de merde intimement mêlés. Patrick Declerck l'a sentie de très près. Tout comme il a vu de très près les gerçures, les escarres, les os fracturés qui traversent la peau, les pustules, les plaies sans soins, les strates de saleté et les blessures. Tous nous passons notre chemin, honteux de nous laisser submerger par le dégoût. Declerck, lui, parce qu'il est allé au bout de son dégoût, n'a pas honte de l'exprimer: «La plupart du temps, je les hais, écrit-il. Ils puent. Ils puent la crasse, les pieds, le tabac et le mauvais alcool. Ils puent la haine, les rancoeurs et l'envie. Ils se volent entre eux. Terrorisent les plus faibles et les infirmes. Guettent, comme les rats, le sommeil des autres pour leur dérober des misères. [...] Ils se tuent aussi. Violemment parfois. [...] Ils violent leurs femmes ou les prostituent [...].» Qui les aimerait ? Eh bien, Patrick Declerck justement. Sans jamais se départir de sa lucidité abrasive, il parvient, à travers une approche dénuée de complaisance ou de pensée religieuse, à transmettre au lecteur la part tragiquement humaine de ces êtres ravagés par la vie. De même qu'il leur restitue leur dimension de sujets dotés d'une histoire individuelle et d'un inconscient qui ont contribué à leur destin dramatique.

Si l'on ose dire, vivre dans la rue n'est pas donné au premier venu. Paysans démunis, ouvriers non qualifiés, familles saccagées par l'alcoolisme, l'illettrisme et la violence, dans leur majorité, les clochards viennent bien entendu du sous-prolétariat rural et urbain. Mais la pauvreté et l'exclusion sociale n'expliquent pas tout. Sinon, comment comprendre que, parmi les 6 millions (2) de Français vivant dans un extrême dénuement, «seuls» de 100 000 à 135 000 d'entre eux se retrouvent à vivre dans la rue, dont une minorité issue de classes aisées ? «L'histoire de ces sujets, écrit le psychanalyste, fait généralement apparaître une psychopathologie personnelle lourde, doublée d'une pathologie familiale importante. L'enfance, en particulier, a souvent été marquée par des traumatismes graves.» Voilà pourquoi il ne suffit pas de vouloir à n'importe quel prix réparer les dégâts socio-économiques pour redresser ces trajectoires déviées. «Si la clochardisation se résumait à une sorte de victimologie socio-économique, remarque l'auteur, le sujet devrait s'empresser de saisir toute opportunité qui lui permettrait de se rapprocher d'un fonctionnement social plus normal.» Hélas, ils résistent de toutes leurs forces à toute perspective d'amélioration de leur état matériel. A tel point qu'on peut parler de «"réaction thérapeutique négative», paradoxe par lequel un malade ne supporte pas d'aller mieux«. Pis, tout mieux-être se voit rapidement suivi »d'une rechute parfois accompagnée d'une aggravation des symptômes«. Mais, de même que la sociologie s'obstine à regarder la clochardisation comme le résultat d'un destin socio-économique, la psychiatrie classique s'entête à considérer ses pathologies comme »le prix existentiel que certains malades doivent payer pour leur incapacité à fonctionner dans la réalité«. Manière de dire que ces cas ne relèvent pas de sa compétence.

Pour Patrick Declerck, il s'agit au contraire de restituer son sens et sa spécificité à cette étiologie où «se conjuguent les effets croisés des exclusions économiques, sociales, familiales et culturelles, ainsi que des facteurs de pathologie individuelles le plus souvent psychiatriques (alcoolisme, polytoxicomanie, psychoses), eux-mêmes majorés par la vie dans la rue. Il arrive aussi, çà et là, qu'un facteur isolé bouscule cette multiple étiologie en la surdéterminant». En quelque sorte, «la clochardisation est à la pauvreté et à l'exclusion ce que le délire mystique est à la religion: un dérapage du processus et une folie du sujet: le clochard est un fou de l'exclusion». Il n'est qu'à voir, à travers des cas rapportés, avec quel «soulagement» certains de ces «fous» s'abandonnent à la cloche, épuisés d'avoir essayé toute leur vie de maintenir le leurre d'une «normalité» improbable. Une pichenette du sort, un divorce ou un licenciement et ils se dissolvent dans l'anonymat de la rue. Mais a-t-on le droit de ramener les souffrances engendrées par l'exclusion totale à la folie ? N'est-ce pas là une manoeuvre propre à dédouaner la société de toute sa responsabilité pour l'imputer aux victimes ? Au contraire: «Non contente de les rejeter hors du monde du travail et de ses bénéfices, de les condamner à des existences lamentables, de les vouer à souffrir dans leur chair de malnutrition et de misères physiologiques qui appartiennent au XIXe siècle, la puissance mortifère de l'exclusion est telle qu'elle s'intériorise même au coeur de certains sujets. Ils deviennent alors leurs propres bourreaux en recréant consciemment les conditions toujours renouvelées de leur propre exclusion.» Nié par la vie, le clochard se nie: «L'exclusion, au-delà d'une certaine limite, agit comme un virus qui, en s'installant dans le coeur du sujet, le force à le reproduire à l'infini.» Et nous assistons, fascinés et impuissants, à ce processus d'autodestruction qui a pris l'allure d'un «véritable mythe de la souffrance». «L'exclusion, en désignant à la fois l'état et la cause, assigne du même coup aux personnes dites »exclues« un statut passif de victimes innocentes qui s'accompagne nécessairement d'une négation de la transgression et d'une absolution de la culpabilité.» En décernant à des catégories diverses et à des individus éminemment différents (pauvres, immigrés, chômeurs, toxicos, clochards, handicapés, jeunes des cités, etc.) le label commun d'«exclus», qu'induit le discours dominant ? Hors d'un fonctionnement social normal, point de salut et, corollairement, que la société, et seulement elle, est responsable de tout, les «victimes innocentes», qui se chargent elles-mêmes de ressasser ad nauseam ce discours, se voient allégées du poids de la culpabilité. Du moins, en apparence. Psychanalyste, Declerck est bien placé pour savoir que, dès lors, la culpabilité prend un «caractère diffus, omniprésent et inassignable qui la rend très difficile à métaboliser et impossible à évacuer». Elle devient contagieuse, chronique et encore plus lourde à porter. Et c'est alors que survient le retour de bâton: exit la culpabilité, voilà le discours insidieux sur «la dignité». Et le clochard, désocialisé à l'extrême, se voit, en plus de tous ses stigmates, marqué du sceau de l'indignité. Si toutes les tentatives pour «l'intégrer» échouent, c'est qu'il n'y met pas du sien, il a décidément perdu toute dignité...

Or, que tait-on contre le virus de la précarité qui le ronge ? On lui propose des solutions... précaires. Même si au bout de 20 hivers les dispositifs d'hébergement d'urgence (Ddass, SNCF, EDF, RATP...) s'améliorent, beaucoup de sans-abri rechignent encore à s'y rendre. Non-mixité, chiens, alcool et psychotropes interdits, à 7 heures il faut quitter ces lieux en outre très dangereux à cause de la violence qui régit les rapports des clochards entre eux. Et, dès que le thermomètre remonte, on ferme tout. Y compris la plupart des instances de distribution de nourriture !« C'est un peu comme de recueillir des naufragés sur un cargo, on les réchauffe, on leur donne des vêtements, on les nourrit et on les remet à l'eau. »Il y a bien sûr le 115 du Samu social: en composant ce numéro, on peut disposer de l'une des 3 500 places d'urgence (Ddass) disponibles pendant l'hiver. Encore faut-il avoir le désir, la force et l'argent pour appeler ou qu'une bonne âme se dévoue pour le faire... Certaines ont essayé et, de guerre lasse, ont raccroché: pas de réponse. Quoi qu'il en soit, ces places sont toujours occupées.

En dehors de cette charité exclusivement hivernale, il arrive que la société se propose de les «sauver» sur le long terme. «De toute ma pratique auprès de milliers de gens qu'il m'a été donné de recevoir tant en psychothérapie qu'en consultation médicale, écrit Patrick Declerck, je ne connais aucun cas de réinsertion, si l'on entend par là l'évolution d'un sujet qui, de clochard, deviendrait ou redeviendrait comme vous et moi.» Animés d'un «secret désir lové au coeur de nos émois compassionnels», nous imaginons tous, «gluant terrorisme du normatif» qu'il suffirait d'un peu de bonne volonté sociale pour les réintégrer. Or, si on peut certainement les soulager, stabiliser leur état à l'ombre asilaire des murs d'une institution, il est vain et dangereux de s'obstiner à vouloir, avec des moyens inappropriés, faire «revenir» ces sujets à une normalité qu'ils n'ont jamais connue. Ce n'est pas par hasard que le noble discours de l'insertion vient toujours se cogner contre l'insuffisance des projets censés les resocialiser (RMI, commissions locales d'insertion, etc.): leur inadaptation, le cafouillage répétitif de leur mise en oeuvre et l'idéologie qui les sous-tend peuvent générer des catastrophes.

Alors ? Alors, Patrick Declerck ne fournit aucun vade-mecum susceptible de guérir. Son diagnostic est sans appel, et les remèdes qu'il prescrit demandent du temps, de la lucidité, de l'honnêteté, du courage politique et thérapeutique. Il faut y ajouter une dose de distance nécessaire qui seule permet d'affronter les horreurs que notre monde produit et celles que certains d'entre nous sont capables de s'infliger. Alors seulement, on pourra exaucer le voeu de Victor Hugo: «Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu», disait-il dans son célèbre discours sur la misère devant l'Assemblée législative, le 9 juillet 1849. C'était il y a cent cinquante-trois ans. Aujourd'hui, la misère est bien pire justement parce qu'elle pousse sur une terre de France beaucoup plus riche qu'à l'époque.



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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mar 2 Déc - 13:04

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/02/01011-20081202FILWWW00366-region-parisienne-places-pour-sdf.php


Les SDF accueillis sur les sites militaires

.
Le ministère de la Défense a annoncé aujourd'hui qu'il mettait à la disposition des sans-abri "1.000 places d'accueil dans différents sites militaires situés pour l'essentiel en région parisienne".

"Cet accueil intervient dans le cadre du plan grand froid élaboré chaque année en coordination avec les opérateurs sociaux", précise le ministère dans un communiqué indiquant que "le fort de Nogent (Val-de-Marne) vient d'ouvrir ses portes pour accueillir les premiers sans-abri".

"La contribution du ministère de la Défense comprend également la cession à titre gratuit d'équipement de protection contre le froid au profit de diverses associations et opérateurs sociaux", ajoute-t-il"".

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Mer 3 Déc - 10:36

Un SDF retrouvé mort au bord d'un étang
Son corps a été retrouvé mardi, près du Havre.

Un homme de 68 ans sans domicile fixe a été retrouvé mort mardi matin dans la tente où il vivait au bord d’un étang à Montivilliers, près du Havre. Son corps a été découvert au petit matin par un promeneur qui le connaissait et s’était inquiété de ne pas percevoir de signes de vie dans la tente installée au bord de l’étang du Moulin Calois. Un examen du corps doit être pratiqué à l’Institut médico légal de l’hôpital du Havre.

Selon les premières constatations, l’homme est mort sous l’action conjuguée du froid et de maladies qu’il ne soignait pas. Il faisait 3°C peu avant le lever du jour dans cette localité et cet homme souffrait notamment de crises de paludisme.

La veille de son décès, une équipe du Samu social était venue lui rendre visite pour lui proposer un hébergement qu’il avait refusé. La police a retrouvé dans la tente quelques centaines d’euros qui correspondaient à la retraite qu’il continuait de percevoir.


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Re: Un SDF mort de froid

Message par Grognard de la République le Jeu 4 Déc - 19:40

La dernière demeure des SDF

A Thiais, près de Paris, les bénévoles d'une association organisent les obsèques des morts de la rue.
Les pierres tombales sont toutes identiques: des dalles blanches, sans fioritures, alignées près d'une allée bordée d'arbres. C'est ici, au "carré de la fraternité" du cimetière de Thiais (Val-de-Marne), que devraient être enterrés les SDF décédés ces dernières semaines à Paris, sauf si leur famille se manifeste. Le collectif Les Morts de la rue, chargé depuis 2004 d'accompagner les défunts isolés de la capitale, s'efforce d'y organiser des obsèques, si modestes soient-elles.

Marcel Olivier, un quinquagénaire qui fut lui-même SDF, est l'un des bénévoles appelés à rendre hommage aux disparus. Les textes qu'il lit sont empruntés à des poètes, ou personnalisés, lorsque l'identité et le lieu de naissance du mort sont connus. Même si Marcel confie avoir "le trac, comme un comédien montant sur scène", sa mission lui tient à coeur. Pour lui, "chaque être humain a le droit, quelle que soit sa condition, de ne pas partir seul".

Quand il est possible de retrouver des compagnons de rue du défunt, l'association leur confie le soin de saluer sa mémoire. Pour Cécile Rocca, la coordinatrice du collectif, cette démarche est essentielle : "Le décès des SDF est très traumatisant pour leurs amis, qui ont déjà vécu beaucoup de ruptures dans leur vie. Ce moment de recueillement les renvoie au fait qu'eux sont vivants, et donc précieux." Deux fois par an, le collectif émet des avis de décès, distribués aux autres associations, aux pouvoirs publics et au "voisinage" du mort. Ainsi, en 2004, plus de 100 personnes avaient assisté à l'enterrement d'Henri-Michel, alias "Riton", connu pour faire la manche à Paris.

Lorsqu'une famille apprend le décès après l'enterrement, elle peut consulter les comptes rendus de la cérémonie, établis par les bénévoles. On y trouve les noms des personnes présentes, la couleur des fleurs, le temps qu'il faisait... Parfois, aussi, des détails chargés de poésie, ou de tendresse: "Un des fossoyeurs a sauté dans la tombe pour enlever un morceau de bois avant de refermer... Cela nous a beaucoup touchés."


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Décès d'un SDF à Marseille

Message par Marc MORTREUX le Dim 7 Déc - 19:51

Et encore un malheureusement.

Décès d'un SDF à Marseille

Un homme de 31 ans, originaire du Pas-de-Calais et sans domicile fixe, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Marseille, probablement de froid selon les premiers examens, a-t-on appris dimanche de source policière.
L'homme a été retrouvé dans le parc de l'école d'horticulture, dans le 8e arrondissement de Marseille (sud).
Une autopsie du corps sera pratiquée lundi afin de déterminer l'origine du décès.
"C'était un jeune itinérant. Il venait du Pas-de-Calais. Il avait dormi deux fois dans l'unité d'hébergement d'urgence, la dernière fois le 11 novembre", a indiqué à l'AFP le directeur du Samu social de Marseille, René Giancarli.
"Nous avons cette année de plus en plus de jeunes venus d'autres régions de France. Certains trouvent des lieux isolés et cachés pour rester dormir, et il semble que ce soit le cas puisqu'il était dans un parc qui n'est pas ouvert au public", a-t-il ajouté.
Le Samu social de Marseille effectue un travail actif, avec deux voitures de maraude sur le terrain en continu, pour trouver tous les SDF en difficulté et leur proposer un hébergement ou des couvertures. D'après M. Giancarli, les citoyens marseillais "sont très mobilisés et font appel à nous souvent dès qu'ils voient une personne dans la rue".
"C'est triste de se dire qu'il est mort hier alors qu'il y avait 160 places d'hébergement libres", a-t-il ajouté.

AFP study http://www.leparisien.fr/liveafp-france/deces-d-un-sdf-a-marseille-07-12-2008-334592.php
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Re: Un SDF mort de froid

Message par Esmeralda le Mar 9 Déc - 0:13

JR Coignet a écrit:
Et d'ajouter: «je pose la question à l'ensemble des Français: est-ce que véritablement aujourd'hui, nous devons laisser la liberté absolue aux gens de mettre leur vie en danger ou au contraire nous donner les moyens de mettre les gens à l'abri ? (...) On ne peut pas d'un côté nous reprocher de ne pas faire ce qu'il faut et d'un autre côté nous reprocher de vouloir mettre à l'abri toutes les personnes qui sont dehors. Il y a un moment où il faut trouver un équilibre.»

Les moyens, quels moyens ? Mettre les gens à l'abri! Oui, mais dans quelles conditions ? Pire que des bêtes dans certains endroits, je comprends que quelques uns préfèrent rester dehors. Ils ont le choix entre pire et moins pire... Ce qui est honteux mais, on le dit chaque année, c'est de voir cette pauvreté, cette précarité, en 2008, en France, c'est de se dire que plus les années passent et plus les associations sont sollicitées. C'est désastreux!
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Misère sur la Terre

Message par Guy Verdier le Mar 9 Déc - 0:22

Misère sur la Terre




Toute la misère en image ... plus jamais ça disait Coluche mais rien n'a changé !!!

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Misère hommage à Coluche

Message par Guy Verdier le Mar 9 Déc - 0:36


Misère hommage à Coluche



Durée : 02:03
Pris le : 04 octobre 2008
Lieu : Rosny-sous-Bois, Île-de-France, France

Une chanson originale pour présenter des dessins sur la crise ... Le tout signé Delucq

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Re: Un SDF mort de froid

Message par Guy Verdier le Mar 9 Déc - 0:53


Coluche
Misère

Paroles et Musique: Coluche 1978
note: chanson faisant partie du sketch du même titre, donc précédée d'une longue partie sketch parlée

Misère, misère !
C'est toujours sur les pauvres gens
Que tu t'acharnes obstinément
Misère, misère !
ça sera donc toujours les salauds qui nous bouff'ront
L'caviar sur l'dos
Misère, misère !

Tu te fais l'ennemie des petits
Tu te fais l'alliée des pourris
L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres
Ce qui est la moindre des choses
Convenons-en
Convenons-en !

Misère, misère!
Peut-être qu'un jour ton président
Sentant monter notre colère
Misère, misère !
Devant les peuples sans frontières
Alors il s'en mordra les dents
Misère, misère !

Tu repartiras d'où tu viens
En emportant tous tes chagrins
Et j'te..

L'argent fera bien le bonheur des pauvres
C'qui sera la moindre des choses
Convenons-en
Convenons-en !


Misere Coluche reprise


Bizarement ces deux derniers mois la video de la chanson de Coluche a été retirée de Dalymotion et de Youtube ????
Serait-ce une censure décidée par je ne sais qui ..... scratch

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Re: Un SDF mort de froid

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