SDF: un 6e mort, Sarkozy cherche un difficile équilibre sur l'hébergement

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SDF: un 6e mort, Sarkozy cherche un difficile équilibre sur l'hébergement

Message par Marc MORTREUX le Ven 28 Nov - 20:06


SDF: un 6e mort, Sarkozy cherche un difficile équilibre sur l'hébergement



Stephane de Sakutin AFP ¦ Des personnes manifestent à l'appel du collectif "Les morts de la rue", le 26 novembre 2008 à Paris


En pleine polémique sur l'hébergement des SDF, et quelques heures après la mort d'un sixième sans-abri, Nicolas Sarkozy a cherché vendredi à concilier les points de vue, prônant une assistance minimale, mais pas d'hébergement obligatoire.
"Il faut agir de façon à ce que plus personne ne meure de froid en 2008, dans l'un des pays les plus riches au monde. C'est un scandale", a lancé le chef de l'Etat, lors d'un discours sur la politique du logement à Meaux.

Un écho de sa campagne présidentielle, quand il s'était engagé en décembre 2006 à faire en sorte que "d'ici deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid".

Promesse difficilement tenable, en l'absence d'hébergements en nombre et en qualité suffisants, ce qui pousse nombre de SDF à refuser les places d'accueil d'urgence.

En un an, selon l'association Emmaüs, 265 sans-abri sont morts dans la rue, mais le problème occupe à nouveau le devant de la scène depuis quelques semaines avec le retour des grands froids et le décès de six sans-abri en un mois en région parisienne. Le dernier a été retrouvé vendredi matin sur un trottoir du IVe arrondissement de Paris.

La polémique a enflé après le Conseil des ministres de mercredi, au cours duquel M. Sarkozy a estimé que les pouvoirs publics avaient "le devoir et la responsabilité" de "ne pas laisser mourir" de froid les sans domicile fixe.

Sortant de l'Elysée, la ministre du Logement Christine Boutin avait alors annoncé une réflexion sur l'hébergement obligatoire des sans-abri sous un certain seuil de température (elle a ensuite mentionné moins 6 degrés).

Tollé immédiat des associations, qui ont fustigé une "grave régression", comme Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, ou une "idée bête", comme la fondation Abbé Pierre.

François Fillon avait cherché à désamorcer la polémique en affirmant jeudi qu'il n'était "pas question d'obliger" les SDF, mais qu'il y avait "un devoir d'assistance à personne en danger".

"Le Premier ministre a eu parfaitement raison de dire qu'on ne peut pas obliger quelqu'un à rester dans un centre d'hébergement s'il ne le veut pas", a abondé vendredi Nicolas Sarkozy.

Et de prôner "un équilibre de bon sens à trouver", avec pour axe le fait de savoir si la personne "est lucide pour décider de sa vie ou de sa mort". "Est-ce qu'un homme ou une femme en pleine nuit dans le bois de Vincennes, malade, peut-être ayant bu, vivant dans des conditions épouvantables depuis des semaines, est-ce qu'il a la lucidité de savoir s'il veut ou s'il ne veut pas?"

"Je propose que cette personne-là, on lui donne à manger, on lui propose de la soigner, on lui permette de prendre une douche ou un bain, on lui montre la chambre ou le lit qu'on lui propose. Si elle n'en veut pas, elle s'en va, elle reprend la rue, c'est le respect de la dignité de la personne" de son "autonomie" et de sa "liberté", a dit le président.

Le Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a traduit un peu plus tard la suggestion d'une analogie médicale, estimant qu'"une personne SDF doit pouvoir se prévaloir d'un +refus éclairé+", impliquant que tous les risques de son comportement lui ont été présentés clairement.

Reste que ni le président ni son ministre n'ont détaillé les modalités pratiques de mise en oeuvre.

"Avec cette formule, on concilie tout le monde", a en tout cas voulu croire M. Sarkozy, renvoyant dos à dos "intégristes de la liberté" et "intégristes de la mise d'office en centre d'urgence".

Stephane de Sakutin AFP ¦ Des personnes manifestent à l'appel du collectif "Les morts de la rue", le 26 novembre 2008 à Paris



© 2008 AFP

study http://www.20minutes.fr/article/276532/France-SDF-un-6e-mort-Sarkozy-cherche-un-difficile-equilibre-sur-l-hebergement.php
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Droit au logement opposable : place à la justice

Message par Guy Verdier le Lun 1 Déc - 10:56

1 déc. 6h51

Droit au logement opposable : place à la justice

A partir d’aujourd’hui, les personnes qui remplissent les critères du droit au logement et qui ne se sont pas vues proposer de solutions peuvent déposer des recours devant le tribunal administratif.

Source Libération : Lire la suite ICI

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Aujourd'hui: les mal logés peuvent attaquer l'Etat

Message par Guy Verdier le Lun 1 Déc - 11:15



Aujourd'hui: les mal logés peuvent attaquer l'Etat

Cliquer sur titre ci-dessus pour lire l'article et voir la vidéo

Source Le Post

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Un SDF retrouvé mort de froid à Carcassonne

Message par Marc MORTREUX le Mer 10 Déc - 18:30

Un SDF retrouvé mort de froid à Carcassonne

10.12.08 | 16h06


TOULOUSE (Reuters) - Un sans-domicile fixe est mort de froid dans la nuit de mardi à mercredi à Carcassonne, annonce la préfecture de l'Aude.

Agé d'une soixantaine d'années, il a été découvert par les employés d'un restaurant de la cité historique sous le porche duquel il avait l'habitude de se réfugier.



La température est descendue jusqu'à +2,6° C dans la nuit.

"Cet homme était connu des services sociaux de la ville depuis plusieurs années. A plusieurs reprises, il avait refusé des offres d'hébergement d'urgence", a dit à Reuters Isabelle Burel, chef du bureau du cabinet du préfet de l'Aude.

L'identité de la victime n'a pas été révélée.

Par ailleurs, un homme de 49 ans a été retrouvé mort dans la rue à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) mercredi matin. Il ne s'agissait pas d'un SDF mais d'un homme en situation de précarité, a-t-on précisé de source policière.

"La cause principale du décès n'est pas le froid", a-t-on ajouté, évoquant le penchant de la victime pour l'alcool.

Nicolas Fichot, avec Clément Dossin à Paris, édité par Gilles Trequesser

study http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37853715@7-37,0.html
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Bienvenue chez les Ch’tis, expulsion de chiites

Message par Guy Verdier le Jeu 18 Déc - 15:24

Bienvenue chez les Ch’tis, expulsion de chiites

BAKCHICH TV / mercredi 17 décembre par Anthony Lesme

Il fait froid, il fait gris, c’est le Nord. Mais aussi la France. Douce France, où mardi 15 décembre au matin, des camps de réfugiés qui ont succédé au centre de Sangatte sont "évacués" par la police. Bakchich y était.

A l’aube, mardi 15 décembre, alors que le brouillard laisse découvrir peu à peu les abords du port de Dunkerque, près de 70 réfugiés dorment dans leurs campements de fortune, à Loon-plage. La nuit, ils cherchent à monter dans des camions, dans les remorques ou même au dessus des roues afin d’atteindre l’eldorado britannique. Il n’est pas rare qu’ils meurent en route, avalé par la vitesse ou tout simplement épuisé. Constat morbide confirmé par la police sans pour autant chiffrer l’étendue de ces drames quotidiens.

Le long d’un canal comblé de détritus apparaissent sur les hauteurs d’une dune des couvertures et des bouts de bois entrecroisés. Ce sont de véritables cabanes, quarante jours d’effort selon un réfugié afghan. Quarante jours d’efforts pour isoler un sol boueux et rendre hermétique le toit. Ici, les vents atteignent plus de 110km/h et rares sont les jours sans pluie…

C’est à 8h50 que la police décide d’envahir les lieux. Près de 80 réfugiés occupent le site sur trois campements différents. Afghans, Irakiens et Kurdes se divisent ce sol de pitance. Trois nations en prise avec les guerres, les dictateurs et l’envahisseur occidental…

Voir la 1ère VIDEO ICI..

Parqués à la limite du site, tout près des tentes Kurdes, faîtes de bout de toile, les policiers font le compte.

Voir la 2ème VIDEO ICI..

Le camp se détruit. Pendant ce temps, Michel, Président du MRAP Dunkerque déguste.

Voir la 3ème VIDEO ICI..

Pourquoi une telle intervention ? Selon le chef de la PAF présent sur place, cette opération fait « suite aux nombreuses plaintes de chauffeurs routiers. Ca ne vous a pas échappé que la semaine dernière un chauffeur s’est fait poignardé par des migrants ».

Que va-t-il leur arriver ? Normalement, pas de risque d’expulsion. Venant de pays en guerres, ils seront relâchés. Selon la préfecture, "il a été proposé aux migrants, comme ça se fait habituellement en période hivernale, des hébergements en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada)", a rapporté l’AFP.

« Quarante-six ont accepté, un couple d’Irakiens et leurs deux enfants ont été placés en chambre d’hôtel, dans le cadre du plan hivernal d’hébergement d’urgence, et cinq personnes faisant l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière ont été laissées libres », a ajouté la Préfecture.

Si l’objectif est de les dissuader de revenir, c’est peine perdue car depuis des années leur nombre ne cesse de grossir. Il est vrai aussi que les candidats à l’exil britannique choisissent de plus en plus les abords de Dunkerque. En trois ans, selon le MRAP ( le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), la population a augmenté par trois. Ils seraient près de 300 cents à peupler le département Nord. Problème : les Anglais deviennent de plus en plus strictes sur la sécurité. C’est de plus en plus en dur de passer et notamment en hiver où le trafic est moins dense.

Pour d’autres infos, vous pouvez lire le blog du MRAP Dunkerque.


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SDF : Enfermés dehors (1/3)

Message par Guy Verdier le Jeu 18 Déc - 20:27

Enfermés dehors (1/3)


30% des sans-abri sont atteints d’une maladie mentale grave. Un chiffre tabou car il recouvre deux réalités qui font peur: la clochardisation et la folie. Avec l'aide de sociologues, psychiatres, acteurs de terrain, et bien sûr avec les sans-abri eux-mêmes, Marianne2.fr a enquêté. Regardez, c'est édifiant!




Un SDF, hiver 2008, metro glacière à Paris.

Comme chaque hiver, la France redécouvre ses pauvres, s’inquiète - à juste titre - de leur hébergement. Les sans-abri sont, malheureusement, devenus ce que dans le jargon de la presse on appelle un marronnier : un sujet qui revient chaque année à la même époque. Et qui évolue très peu.

Cette saison, peut-être plus encore que les précédentes à cause de la crise, nous aurons donc droit aux mêmes reportages, aux mêmes histoires sur le terrible engrenage - perte d'emploi-divorce-loyer impayé - qui conduit un citoyen moyen à la clochardisation.

Et cette année encore, on évitera copieusement d'aborder le vrai tabou de la rue : la folie. La santé mentale des sans-abri, les comportements d’addiction, l’alcoolisme, sont autant de sujets délicats mais ô combien réels. On estime que 30% au moins des sans-abri sont atteints de pathologies psychiatriques graves. Certains avancent même le chiffre de 80% de personnes présentant des troubles psychiques plus ou moins sérieux.

Pourtant, ce sujet n'est presque jamais abordé. Lorsqu'il l'est, il est simplement effleuré. Car il pourrait laisser entendre que les sans-abri sont responsables de leur situation. Alors que c'est tout le contraire. Ils sont doublement victimes, à la fois de la crise économique et de la crise de la psychiatrie en France. La rue n'est pas un espace de liberté pour eux. C'est le plus terrible des asiles.

Faut-il être fou pour vivre dans la rue ? Ou faut-il être clodo pour devenir fou ? Tout le monde peut-il finir clochard ? C'est à ces questions que Marianne2.fr a tenté de répondre dans une série de reportages dont voici le premier, consacré à ceux que la rue aliène. Ceux qui vivent enfermés dehors.



Les sans abri enfermés dehors
envoyé par Marianne2fr


Dans les couloirs du métro parisien, ce sont des ombres. Ils s'appellent Abdel, Bernard, ou ne se rappellent même plus de leur prénom. Certains ont accepté de nous parler, de nous raconter leur passé psychiatrique réel ou inventé, leur souffrance, leur délire… Patrick Declerck, sociologue et auteur (entre autres) des Naufragés (disponible en poche) où il raconte les 15 ans qu'il a passés avec les clochards de Paris, nous explique les liens entre la maladie mentale et la clochardisation.

Jeudi 18 Décembre 2008 - 13:22
Virginie Roels
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Perrin SDF... à l'Elysée!

Message par Guy Verdier le Ven 19 Déc - 2:10


Perrin SDF... à l'Elysée!



Par Jean-Baptiste Rivoire et Olivier Perrin

Le 18 décembre 2006, Nicolas Sarkozy avait promis que s’il était élu président, il n’y aurait plus de "SDF" dans les deux ans. En 2008, devenu lui même "SDF", l’acteur Olivier Perrin s’est rendu au "Château" pour demander s’il pouvait planter sa tente dans le jardin…


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Enfermés dehors (2/3) : quand la folie fait mourir de froid.

Message par Guy Verdier le Ven 19 Déc - 23:14

Enfermés dehors (2/3): quand la folie fait mourir de froid

15 000 personnes vivent dans la rue, pourtant, même par grand froid, certaines refusent d’être hébergées et aidées. Pourquoi? Dans cette deuxième partie de son enquête sur les clochards, Marianne2.fr s’est intéressé aux liens entre la folie des sans-abri, et la difficulté de les aider.



Enfermés dehors, partie 2.
envoyé par Marianne2fr


Les troubles psychiques dont sont atteints une bonne partie des sans-abri ne sont pas seulement impliqués dans le processus qui les a menés à la rue. Ils constituent aussi autant d'obstacles pour tous ceux qui cherchent à les aider.

Il est difficile de comprendre pourquoi il leur arrive de refuser une main tendue, une couverture ou un café, même par grand froid. Nous avons en effet constaté, en suivant une équipe de la BAPSA (Brigade d’assistance aux personnes sans abri, un service de la préfecture de police parisienne), qu’il était quasiment impossible pour celui qui n’a pas de connaissance en psychiatrie d’aller à la rencontre des clochards et de les aider vraiment.


Pourquoi refusent-ils d'être aidés ?
Le jour ou nous avons embarqué avec la Bapsa, la température extérieure était passée en dessous de zéro, la pluie était tombée de façon continue. Un cauchemar pour les sans-abri dont les maigres bagages sont humides et glacés. Et pourtant… Aucun n'a accepté de suivre les membres de la brigade. Tous ont préféré rester dehors.

Pour trouver une explication à cette attitude, nous avons rencontré, à l’hôpital Saint Anne, à Paris, le Dr Mercuel. Il a mis en place un service entièrement consacré à l'aide psychiatrique des sans-abri. Son équipe leur propose des séances thérapeutiques sur place, mais aussi en ambulatoire, en allant à leur rencontre dans la rue. Il nous donne les raisons pour lesquelles les sans-abri refusent parfois une aide qu'ils interprètent comme une agression.

Enfin, nous rencontré Xavier Emmanuelli, le fondateur du Samu Social. Ses équipes font un formidable travail de terrain depuis 15 ans. Pour venir en aide physiquement, mais aussi psychologiquement, aux exclus. Pour lui, la société est responsable et se doit de trouver une solution qui consisterait à apporter aux sans-abri non seulement un toit, digne et à taille humaine, mais aussi une assistance psychiatrique, et pas seulement dans l'urgence.

Demain, dans la troisième et dernière partie, nous nous interrogerons sur la crise de la psychiatrie et ses conséquences sur les sans-abri.


Retrouvez la première partie de notre enquête, cliquez ici.

Vendredi 19 Décembre 2008 - 09:05
Virginie Roels
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Les sans-abris, nouvelle clientèle de l’ex Sonacotra (SDF épisode V)

Message par Guy Verdier le Lun 5 Jan - 1:12

Les sans-abris, nouvelle clientèle de l’ex Sonacotra (SDF épisode V)

BAKCHICH TV / samedi 3 janvier par Henry de Saint-Clair, Anthony Lesme

Plus connue à Kaboul sous le nom de « Centre Zinédine Zidane », qu’à Paris, où elle est invisible au citoyen lambda, « La Boulangerie » accueille chaque soir tout au long de l’année 286 personnes.

Stigmatisée comme un vulgaire logeur d’immigrés, la Société nationale de construction de logements pour les travailleurs
(Sonacotra) a décidé de se refaire une jeunesse en tentant de gommer cette image fortement connotée et en changeant de nom le 23 janvier 2007 pour devenir lAdoma.

Cette société d’économie mixte dont l’Etat est actionnaire à hauteur de 57,1% - les autres actionnaires sont la Caisse des Dépôts (28,1%), le Crédit Foncier (10%) et le groupe Logirep (4,2%) - représente 25% du logement « très social » en France. En tout, elle détient 73.000 logements (dont 6.000 places pour les demandeurs d’asile) dans 450 foyers et résidences sociales répartis dans 56 départements.

Cliquez ICI pour VIDEO ...


SDF, une clientèle en plein boom



« Le renouveau de la Sonacotra a commencé », affirme la nouvelle campagne de communication de l’Adoma. Du passé faisons table rase ! Sur sollicitation de la Direction de la population et des migrations (DPM), l’Adoma se voit chargée depuis le milieu des années 90 de la gestion de publics avec des problématiques différentes des populations de travailleurs immigrés. En plus de ses activités traditionnelles, comme la construction et la gestion des foyers de travailleurs immigrés rebaptisés foyers de travailleurs migrants (FTM), les résidences sociales, et les maisons relais, l’entreprise s’est diversifiée suivant, pour reprendre les termes mêmes de l’organisation, les nouvelles « clientèles » apparues dans le champ social. Un nouveau marché en plein boom, le logement d’urgence et l’accueil des demandeurs d’asile, a permis à l’Adoma d’employer son savoir faire dans les politiques de lutte contre l’exclusion.

C’est ainsi que l’Adoma est devenue le premier opérateur national pour l’accueil des demandeurs d’asile avec les
Centres d’accueil pour les demandeurs d’asile (CADA) et les structures d’Accueil d’urgence des demandeurs d’asile (AUDA). « Ses 92 structures, 57 CADA et 35 dispositifs AUDA, totalisent une capacité d’accueil de 6 000 places, soit 27% du dispositif national », stipule la brochure de présentation de l’Adoma. Mais, les pouvoirs publics ont également demandé à cet Etat dans l’Etat du logement social de prendre en charge le logement d’urgence, dont « La Boulangerie » est l’exemple le plus concret.



Un Sangatte à Paris



« Centre de stockage humain » comme le qualifient certains travailleurs sociaux extérieurs à « La Boulangerie », « dernier recours et en même temps première suggestion faite par le SAMU SOCIAL, le 115, parce que tous les autres Centres d’Hébergement d’Urgence de Paris sont saturés » affirment d’autres.

Il est en effet difficile de se faire une idée de ce
Sangatte parisien, situé au 84 boulevard Ney près de la Porte de Clignancourt. L’ancien président de la Sonacotra et toujours administrateur de l’Adoma pour le ministère de l’immigration, Michel Pelissier soutenait lors d’une audition devant le Sénat le 24 janvier 2006 que « la Sonacotra était a priori peu concernée par le problème de l’immigration clandestine puisqu’elle loge seulement des étrangers en situation régulière ». Que nenni ! 2/3 des personnes hébergées à la Boulangerie sont Sans-Papiers, et ils proviennent essentiellement d’Afghanistan, du Moyen-Orient et du Maghreb. Mais ils ne craignent rien de la part des forces de police, l’accueil y est inconditionnel. Entre les politiques répressives de rétention puis de déportation et celles d’hébergement d’urgence des mêmes populations flottantes. Un territoire quasiment soumis aux Conventions de Genève en somme.

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