Handicap : Lettre ouverte au Président Sarkozy (21/10/2010)

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Handicap : Lettre ouverte au Président Sarkozy (21/10/2010)

Message par Guy Verdier le Jeu 21 Oct - 18:14

Lettre ouverte au Président Sarkozy (21/10/2010)

Date de mise en ligne : 21/10/2010.
Métiers : Handicap
par Jean-Louis FONTAINE, Président du CDH- Collectif des démocrates handicapés dans le Monde du 20-10-2010Monsieur le Président de la République, La situation sociale n'a jamais été aussi tendue. Sommes-nous arrivés à un point de non-retour entre un gouvernement qui s'obstine et une opinion publique qui ne comprend plus cet entêtement ? La misère ne cesse de s'aggraver dans le pays. De la précarité financière, cela évolue vers une réelle précarité sanitaire comme le pays n'a pas connu depuis des décennies. Des personnes handicapées et des personnes âgées en arrivent à renoncer à certains soins faute de moyen pour les payer. Le forfait journalier en cas d'hospitalisation est devenu pour elles « un luxe », quant à l'acquisition d'une mutuelle santé complémentaire cela se fait au détriment, souvent, de dépenses alimentaires, ce qui les rend encore plus fragiles. Monsieur le Président de la République, vous avez été élu en 2007 en affirmant que vous ne toucheriez pas à l'âge autorisant à prendre sa retraite, soit 60 ans. À mi-mandat vous le faites, au travers de la réforme des retraites. Vous n'avez pas mandat de la Nation pour cela, votre gouvernement et votre majorité non plus. Pourquoi vous obstiner à passer « en force » une réforme dont les Français ne veulent pas et pour laquelle ils ne vous ont pas élu ? Monsieur le Président, vous avez pris l'engagement en 2007 de créer un « 5e risque » pour la perte d'autonomie. Dans la logique des choses, cela signifie que celui-ci s'ajouterait aux quatre autres risques (maladie, accident, vieillesse, famille). Vous aviez précisé que « nous devons créer, dans notre organisation administrative et sociale, un organisme dont le but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance, et de veiller à ce que, sur tout le territoire, de manière égale, il existe les structures suffisantes pour prendre en charge les personnes en perte d'autonomie ». C'était durant votre campagne électorale. Vous avez été élu. Mais pas pour qu'il soit rendu obligatoire de contracter une assurance privée pour se garantir contre la perte d'autonomie. Votre majorité parlementaire, élue sur votre programme, n'a pas mandat pour voter cela, et c'est pourtant ce qu'elle s'apprête à faire. Comment pouvez-vous ainsi trahir vos propres électeurs, ceux qui espéraient que vous conduisiez une autre politique ? Comment pouvez-vous ignorer les Français qui attendent une politique courageuse de réforme ? S'il n'est pas question pour moi de mettre en cause votre légitimité, issue du suffrage universel, permettez-moi de vous suggérer la seule solution qui me paraisse pouvoir redonner confiance à notre pays : la dissolution de l'Assemblée nationale. Qu'attendez-vous, monsieur le Président de la République, pour permettre aux citoyens de choisir la société dans laquelle ils veulent vieillir ? Il y a dans l'entêtement dont vous faites preuve, en bravant l'opinion et en la méprisant, comme un relent de résignation. Comme si toute grande réforme était vouée à être impopulaire. Que ce soit les accords de Matignon de 1936, ou les lois sur la Laïcité de 1925, ces grandes réformes n'ont pu être menées à terme que grâce à un large soutien populaire. Vous sortiriez le pays de la crise de confiance qui le ruine en redonnant la parole aux citoyens, en les consultants directement pour leur permettre de traduire dans les urnes le modèle de société qu'ils veulent choisir. De grâce, ne poursuivez pas dans une « logique » pour laquelle vous n'avez pas été mandaté. Les Français, surtout les plus vulnérables au nom desquels j'écris aujourd'hui, attendent autre chose. À commencer par la paix sociale et surtout être écoutés. La dissolution est le seul outil législatif vous permettant de leur dire : « j'ai entendu vos préoccupations, parlons-en... ».
La parole doit revenir aux urnes plutôt qu'à la rue.

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Re: Handicap : Lettre ouverte au Président Sarkozy (21/10/2010)

Message par Jean11 le Lun 1 Nov - 9:19

En parlant de handicap "un aveugle" participe et gagne depuis plus de trois mois sur "antenne" "tout le monde veut prendre sa place", c'est un avocat qui veut peut être quitté "le barreau" pour se lancer dans les médias

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Re: Handicap : Lettre ouverte au Président Sarkozy (21/10/2010)

Message par Guy Verdier le Lun 1 Nov - 12:31

Handicap
5 octobre 2010


Nadine Morano présente le bilan de créations de places en faveur des personnes handicapées





Lors de l’inauguration de l’établissement et Service d’aide par le travail (ESAT) des 3 Sources à Chaumont-en-Vexin, Nadine Morano a fait un bilan à mi-parcours du pan de créations de place : en 2010, 5 500 nouvelles places dont 2000 pour les enfants ont été créées... LIRE LA SUITE ......

Source : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/breves,409/nadine-morano-presente-le-bilan-de,12412.html

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Re: Handicap : Lettre ouverte au Président Sarkozy (21/10/2010)

Message par Guy Verdier le Jeu 9 Juin - 14:36

Handicap: Les associations affichent leur déception après le discours de Nicolas Sarkozy

Créé le 08/06/2011 à 20h16 -- Mis à jour le 08/06/2011 à 20h18


Le 28 avril 2010 à Nantes, lors de la semaine de sensibilisation au handicap. JS EVRARD/SIPA

SOCIÉTÉ - Le chef de l'Etat a fait peu d’annonces lors de la Conférence national du handicap...


Un discours qui n’a pas fait mouche. Les applaudissements ont été très brefs ce mercredi, à l’issue du discours de clôture par Nicolas Sarkozy de la Conférence nationale du handicap. Les associations de personnes handicapées n’ont pas caché leur déception face aux maigres annonces du chef de l’Etat. «On a assisté à une grand-messe médiatique sans beaucoup d’engagements», a confié à 20Minutes Jean-Louis Garcia, président de la Fédération des Apajh (associations pour adultes et jeunes handicapés). (...)

20minutes.fr : La suite ...

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Re: Handicap : Lettre ouverte au Président Sarkozy (21/10/2010)

Message par Guy Verdier le Mer 15 Juin - 0:42

Conférence nationale du handicap du 8 juin 2011


Conférence nationale du handicap du 8 juin 2011 au Centre Georges Pompidou : les participants n’ont pas eu le doit à la parole, on a cherché à éloigner les personnes en fauteuil roulant.

En termes d'organisation j'ai trouvé déplorable que l'on ait cherché à éloigner les personnes en fauteuil roulant du devant de la scène, cela démontre l'état d'esprit des dirigeants qui avaient la responsabilité de mettre en place cette conférence. Les beaux discours de nos dirigeants ne changent pas leur regard sur le handicap.

J'ai aussi été profondément choqué par le fait que les participants n’ont pas eu le droit à la parole ni de s'exprimer lors de cette conférence. Cela montre encore une fois que les personnes en situation de handicap étaient présentes uniquement pour écouter les décisions prises qui conditionneront leur vie quotidienne, sans pouvoir donner leurs avis.

De plus, à aucun moment il n’a été question de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées, pendant cette conférence alors que la loi du 11 février 2005 doit être modifiée pour être conforme à cette Convention. Cette situation démontre bien que les conditions de vie des personnes en situation de handicap de France restent soumises au bon vouloir des dirigeants de ce pays.

Au cours de cette Conférence, j’avais l’intention de faire la déclaration suivante :
Monsieur le président de la république, savez-vous que malgré notre différence, nous sommes d'abord des êtres humains, comme vous, avec des devoirs mais aussi des droits ?

Je me permets de vous poser cette question car la France a signé, le 30 mars 2007, la Convention de l'ONU, relative aux droits des personnes handicapées et son protocole additionnel. Cette convention a justement pour objet de garantir aux personnes handicapées les mêmes droits que l'ensemble des êtres humains.

Je tiens à préciser que dès cette signature, l'État avait l’obligation de s'abstenir en bonne foi de tout acte incompatible avec les objets de ce traité.
Après avoir été ratifiée sans réserve, cette Convention est rentrée en application de notre pays depuis le 20 mars 2010.

Premières remarques : les membres de votre gouvernement ont toujours refusé à communiquer sur cette Convention en prétextant que la loi du 11 février 2005 est plus avantageuse que cette Convention.

Cette argumentation n'est pas recevable car la loi du 11 février 2005 doit être resituée et éventuellement modifiée pour être en conformité avec la Convention qui impose des obligations à l'État. De plus, son protocole additionnel donne la possibilité de recours aux personnes qui prétendent être victimes d'une violation de cette Convention.

Mais il y a plus grave encore, alors que la France s'est engagée à respecter le droit international des personnes handicapées, votre gouvernement et votre majorité présidentielle ont pris et continuent encore à prendre de multiples décisions et ont des attitudes contraires aux principes issus de la convention de l'ONU, voici quelques exemples :

- La possibilité de prendre des mesures dérogatoires à l'accessibilité du cadre bâti neuf.

- La mise en place des franchises médicales et le non-remboursement d'un nombre de plus en plus important de médicaments nécessaires aux personnes handicapées alors que la Convention stipule dans son article 25 : « les Etats Parties fournissent aux personnes handicapées des services de santé gratuits ou d'un coût abordable... ».

- Le projet de décret, que vous avez pour l’instant suspendu, prévoyant de donner la majorité des voix aux représentants de l'Etat siégeant dans les Commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lors de l'attribution de l'AAH. Ce décret constituerait également une véritable violation de la Convention de l'ONU qui précise dans son préambule : « ... Les personnes handicapées doivent avoir la possibilité de participer activement aux processus de décisions..., en particulier ceux qui les concernent directement ». Dans un même ordre d’idées, la loi du 11 février 2005 doit être modifiée en ce qui concerne l’attribution de la PCH, la majorité des voix étant donnée aux représentants des Conseils généraux.

- En s'attaquant aux minima sociaux, votre ministre des affaires européennes s'est attaqué aussi à l'AAH et à ses 800 000 bénéficiaires qui ne peuvent pas ou plus travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie invalidante ! Il a ainsi sous-entendu que ces personnes sont « des assistées », « des profiteuses », à l’origine du « cancer de la société française ». Cette attitude est également une grave violation de la Convention de l'ONU qui, dans son article 8 stipule que « les Etats Parties... doivent promouvoir une perception positive des personnes handicapées... ».

Monsieur le président, permettez-moi aussi de terminer par ces questions : Allez-vous continuer dans la voie du non-respect de notre différence et du refus de reconnaître les personnes handicapées comme faisant partie de la diversité humaine et de l'humanité ?

La France va-t-elle continuer à ne pas respecter ses engagements internationaux et considérer que ses personnes handicapées n’ont pas les mêmes droits que les autres ?

Gérard Doiteau
Adhérent UMP
HANDICAP ET CITOYENNETE

URL : http://etsinousaussi.typepad.fr/et_si_nous_aussi_les_pers/

AGORAVOX

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